A bord de Comme un seul homme, Eric Bellion nous raconte une course au large exceptionnelle, la Transat Jacques Vabre. Une course en double qui relie Le Havre à Itajai, au Brésil. Dix-neuf jours en mer ponctués par des tempêtes, des hallucinations, mais aussi des moments de bonheur absolu. Une aventure sportive et humaine exceptionnelle.

PARIS 20 octobre

Derniers détails
Le bateau est prêt. Au Havre, lieu de départ de la Transat, l’équipe technique peaufine à bord les derniers détails, notamment l’électronique et l’électricité. Il s’agit aussi de vérifier les pièces de rechange embarquées sur Comme un seul homme. À quelques jours du départ, j’aimerais faire plus de siestes, mais mon agenda ne me le permet pas. Avant le départ, il s’agit de désynchroniser son rythme de sommeil pour se préparer aux conditions de course. S’habituer à avoir envie de dormir en pleine journée. Mais j’enchaîne les rendez-vous dans la capitale, ce matin sur les antennes d’Europe 1. Je dois ensuite déjeuner avec le psychiatre Boris Cyrulnik, pour parler ensemble de la diversité. C’est le sens de ce projet, parler de la diversité, la clef de tous les grands sujets économiques et sociaux, selon moi.

LE HAVRE 21 octobre

Briefing de sécurité
Il est 16 h. Le briefing de sécurité est important. C’est intéressant de rencontrer nos sauveteurs, ou plutôt nos sauveurs. Ce sont les pilotes d’avion et d’hélicoptère de la Marine nationale qui interviendront si un marin est en détresse mais aussi les organisateurs au sol et le médecin de la course. Il y avait également le pilote d’un Falcon des Douanes. Cela a un côté rassurant. Mais tout dépend où cela intervient. Au beau milieu de l’Atlantique, c’est compliqué. Ils nous ont expliqué comment marchait les manœuvres de sauvetage, quelles étaient leurs méthodes de recherche, comment ils larguaient leur canot de sauvetage, comment se déroulait un hélitreuillage. Un sauvetage en mer, c’est un vrai travail d’équipe. Comme l’a résumé un pilote : « Nous n’allons pas vous expliquer ce qu’on peut faire mais ce que nous ne pouvons pas faire…»

  •  
  •  
  •