Dans l’affaire de la sex tape, qui le suit depuis plus d’un an et demi, Karim Benzema a obtenu gain de cause devant la Cour de cassation.

C’est une nouvelle étape dans cette affaire qui défraie la chronique des pages sport et justice depuis près de deux ans. Mis en examen pour « tentative de chantage ou complicité et participation à une association de malfaiteurs », Karim Benzema et son ami Karim Zenati avaient contesté la validité de l’enquête. En cause, selon eux, l’illégalité de certaines écoutes et une procédure viciée par le rôle du policier sous couverture ayant joué l’intermédiaire entre Mathieu Valbuena et les supposés maîtres chanteurs.

La cour d’appel de Paris désignée

Le policier en question aurait « provoqué » la commission de l’infraction en relançant « à certains moments un processus qui ne devait plus avoir de suite ». Ainsi, selon l’avocat de la défense, sans l’intervention du fonctionnaire de police, l’infraction n’aurait pas été caractérisée. Pour les conseillers de Mathieu Valbuena, cet argument ne tient pas. Mais la Cour de cassation en a décidé autrement aujourd’hui en annulant la décision de la cour d’appel de Versailles. Celle-là même qui avait validé l’enquête relative à l’affaire de la sex tape.

Me Patrice Spinosi, l’avocat de Karim Benzema, estime donc que la décision rendue par la haute juridiction devrait conduire la justice à prononcer la nullité de la procédure. En tous les cas, la Cour de cassation a désigné la cour d’appel de Paris pour statuer de nouveau sur l’enquête. L’attaquant du Real Madrid, lui, reste mis en examen.

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