Recyclage de maillots ou de balles de tennis, bilan carbone des fédérations, éco-conception de certains articles de sport, stades écolos… À l’occasion de la COP21, L’Enquête Sport a fait un tour d’horizon des initiatives innovantes en la matière.

C’est un immense chantier. Réduire l’impact environnemental du sport. Un chiffre donne le tournis. Chaque année, en France, se tiennent plus de 2,5 millions de compétitions sportives, selon les chiffres du ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Du rugby, du hand, de l’escalade, du hockey sur glace, des courses de vélo ou encore des tournois de tennis. Autant de rendez-vous qui génèrent inévitablement du transport, le plus souvent en voiture grand générateur de gaz à effet de serre. À elle seule, la Fédération française de football estime à un million le nombre de rencontres officielles disputées tout au long de l’année sous son égide. Au ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, des experts planchent sur la manière de réduire les gaz à effet de serre générés par ces transhumances sportives. « Il faut agir sur les modes de transport mais aussi sur le nombre de kilomètres parcourus », tranche Maël Besson, chargé de mission sport et développement durable au ministère. Parmi les pistes étudiées pour réduire l’impact environnemental du sport figure un petit logiciel qui pourrait bien à terme bouleverser le visage de certains championnats amateurs. Cet outil baptisé « Optimouv » est actuellement en cours de développement au sein de la Fédération française de basket-ball. Il sera opérationnel au début de l’année 2016. Son objectif est simple : proposer pour la saison 2016-2017 aux fédérations de mesurer l’impact environnemental de leur format de compétition.

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