Rien ne va plus pour le foot espagnol. Le président de sa fédération, Angel Maria Villar, est visé par une enquête portant sur des détournements de fond. Ce n’est pas la première fois que l’institution football, dans la péninsule ibérique, est touchée par des crises. 

L’ancienne gloire de l’Athletic Bilbao est principalement accusé d’avoir usé de son rôle au sein de la Fédération pour commettre des abus de confiance et organiser une opération de détournement de fonds. Angel Maria Villar avait par ailleurs remplacé Michel Platini, alors lui-même empêtré dans des affaires de corruption à la tête de l’UEFA (comme nous le rappelions dans le deuxième numéro de L’Enquête Sport). En outre, son fils Gorka est également impliqué dans cette enquête qui porte également sur une planification de matchs truqués dans le haut niveau international.

Un foot espagnol malade ?

Le système footballistique espagnol est en effet régulièrement impliqué dans des affaires liées de près ou de loin à la corruption. Tout au long des années 2010, ce sont tour à tour les clubs d’Osasuna, du Real Saragosse et d’Elche qui furent notamment impliqués dans la tourmente judiciaire. Autant d’événements qui rendent compliqués la tâche de Javier Tebas, le président de la Liga Primera, la première division nationale. Il avait déclaré en 2016 vouloir « laver le football espagnol des affaires ». Le moins qu’on puisse dire est qu’il reste du pain sur la planche.

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