Le rapport de la commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO) juge que les deux candidatures présentent des capacités d’organisation « exceptionnelles ».

Suite aux visites de ses membres dans les deux villes au mois de mai, la commission d’évaluation, par l’intermédiaire de son président Patrick Baumann, a présenté un rapport élogieux de la candidature française, mais aussi du projet américain. Le dirigeant suisse a notamment déclaré : « Avec le soutien, l’enthousiasme et la passion de leurs citoyens et de leurs athlètes, Los Angeles et Paris ont présenté le meilleur de leur ville, et ce qui se fait de mieux pour les Jeux Olympiques. »

Force est de constater que les deux dossiers sont solides. Plus de 90% des sites de compétition sont existants ou temporaires à Paris comme à LA. Mais les deux villes n’ont pas les mêmes qualités selon le CIO. La Cité des Anges table sur sa modernité et se voit affubler des termes « avant-gardiste, innovant, dynamique et attrayant » quand la capitale française avance son patrimoine « culturel, historique et emblématique ».

Déficit d’enthousiasme à Paris ?

Seulement émaillées de quelques faiblesses, les candidatures « ne sont séparées que par des point mineurs » selon Baumann. Si certains bémols (transports limités pour LA, dispersion des sites pour Paris) semblent compliqués à résoudre, la plupart trouveront facilement des solutions.

En annexe de son rapport, le CIO a publié un sondage effectué en février, illustrant que 78% des Angelins soutenaient la candidature de leur ville contre 63% de Parisiens. L’opposition aux Jeux est également plus importante dans la Ville Lumière (23%) qu’à LA (8%). Mais l’enthousiasme observé lors de la journée olympique en juin dernier à Paris, plus fort qu’aux États-Unis, fera sûrement évoluer ces chiffres.

L’impact de ce rapport reste toutefois limité puisque le 11 juillet prochain à Lausanne doit être ratifié le principe de la double attribution des Jeux 2024 et 2028. La question qui planera sur cette session extraordinaire du CIO, à laquelle participera le président français Emmanuel Macron, sera de savoir laquelle de ces candidatures cèdera l’édition 2024 à l’autre. A suivre…

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