Après la ratification du CIO sur la double attribution à Lima le 13 septembre prochain, les deux villes candidates doivent maintenant conclure un accord pour se répartir les Jeux 2024 et 2028.

A l’unanimité, hier, les 77 votants ont confirmé la tendance qui se dégageait depuis quelques semaines. Lima sera le théâtre d’une double attribution des JO 2024 et 2028. Toutefois, une condition d’importance subsiste : il faut que Paris, Los Angeles et le CIO s’accordent avant l’échéance du 13 septembre. Dans le cas contraire, seuls les Jeux 2024 seront attribués.

Mais à voir les sourires et les célébrations au sortir de cette session extraordinaire de Lausanne, il semble que les négociations soient en bonne voie. Le maire de LA, Eric Garcetti, a même lâché : « Je suis sûr que nous parviendrons à une concorde dans quelques jours. » Si Paris n’a jamais communiqué sur sa position pour 2028, Los Angeles avait ouvert la porte à celle-ci en juin dernier. Même si les Américains ont depuis changé de discours en se maintenant sur 2024, la candidature française semble avoir une (courte) longueur d’avance.

« Une belle journée »

La méfiance est toutefois de mise dans les rangs tricolores, marqués par l’échec retentissant pour les Jeux 2012. Partie favorite, Paris s’était fait ravir l’événement par Londres. Aujourd’hui, la leçon a été retenue et les membres de la délégation française étaient ravis de leur prestation lors du grand oral devant le CIO. « C’était une belle journée, souriait Anne Hidalgo, la maire de Paris. L’équipe était soudée, chacun a été dans son registre. »

Le camp français a même pu compter sur l’apport du président Emmanuel Macron, présent à Lausanne deux jours durant, et actif dans la présentation du dossier Paris 2024. La présence du chef de l’Etat français tranchait avec l’absence de son homologue américain, invité d’honneur du prochain défilé du 14-Juillet. Mais il n’est pas dit que la candidature californienne, territoire historiquement démocrate, espérait particulièrement le soutien de Donald Trump.

Hier, Thomas Bach, le président du CIO, estimait que si l’accord était trouvé, il serait rendu public, avant même le rendez-vous de 13 septembre. Lima ne serait alors qu’une session de ratification. D’ici là, la partie de poker menteur, décryptée dans le dernier numéro de L’Enquête Sport, va battre son plein…

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