Le patron du circuit Paul-Ricard a réussi à convaincre les pilotes sur la modification du tracé du GP de France, qui réapparaîtra dès l’année prochaine.

Dans un sport où les compétiteurs ont une voix équivalente, sinon supérieure, aux dirigeants des instances, la démarche revêtait une importance capitale. Après avoir obtenu l’aval de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), Stéphane Clair, le directeur du Castellet, et son équipe, sont allés sonder les pilotes le week-end dernier, à l’occasion du Grand Prix d’Autriche à Spielberg. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le dirigeant français a remporté son pari. On a ainsi pu voir, notamment, Sebastian Vettel s’afficher avec les plans du nouveau tracé, visiblement ravi.

Les principaux changements apportés au circuit d’origine concernent l’élargissement de deux points clés du Grand Prix : le S de la Verrerie et le virage du Camp. A noter également la présence de la chicane au niveau de la ligne droite du Mistral. L’objectif de ces retouches ? Un gain de vitesse, comme l’explique Stéphane Clair : « Un pic à 345 km/h au freinage de la chicane Nord apporte une possibilité de dépassement supplémentaire. Ensuite, on passe la chicane à 140 km/h, ce qui offre un gros freinage et on retrouve vite de la vitesse. »

Le Castellet, 28 ans après

Plutôt récalcitrants avant la présentation des modifications, l’Espagnol Fernando Alonso et le Français Esteban Ocon ont finalement été convaincus. Le jeune pilote de l’écurie Force India a même glissé dans un sourire qu’il avait « une extra-motivation » pour le retour du Grand Prix hexagonal : « J’ai toujours rêvé de courir à la maison, c’est un rêve qui va se réaliser l’année prochaine. »  Le 24 juin 2018 exactement. Soit 28 ans après la dernière course de F1 disputée sur le circuit varois, et 10 ans après le dernier GP français (alors installé à Magny-Cours).

Par ailleurs, Stéphane Clair a confirmé qu’il désirait accueillir les essais hivernaux d’avant-saison sur le circuit Paul-Ricard au mois de mars prochain. Plusieurs pilotes ont déjà montré leur intérêt pour l’idée, désireux de découvrir les installations de ce qui sera à n’en pas douter la nouvelle attraction du Mondial 2018.

 

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